عن صهيب بن سنان الرومي -رضي الله عنه-
مرفوعا: «كان ملك فيمَن كان قَبلَكم وكان له ساحِر فَلَمَّا كَبِرَ قال
للمَلِكِ: إنِّي قد كَبِرْتُ فَابْعَثْ إلى غلامًا أُعَلِّمْهُ السِّحْر؛
فبعث إليه غلامًا يُعَلِّمُهُ، وَكانَ في طرِيقِهِ إِذَا سَلَكَ رَاهِبٌ،
فَقَعدَ إليه وسَمِعَ كَلامَهُ فَأعْجَبَهُ، وكان إذا أتَى السَّاحِرَ،
مَرَّ بالرَّاهبِ وَقَعَدَ إليه، فَإذَا أَتَى الساحر ضَرَبَهُ، فَشَكَا
ذلِكَ إِلَى الرَّاهِب، فَقَالَ: إِذَا خَشِيتَ الساحر فَقُل: حَبَسَنِي
أَهلِي، وَإذَا خَشِيتَ أهلَكَ فَقُل: حَبَسَنِي السَّاحِرُ .
فَبَينَما
هو عَلَى ذلِك إِذ أَتَى عَلَى دَابَّةٍ عَظِيمَةٍ قَد حَبَسَت النَّاسَ،
فَقَال: اليومَ أعلَمُ السَّاحرُ أفضَلُ أم الرَّاهبُ أفضَل؟ فَأخَذَ
حَجَرا، فَقَالَ: اللَّهُم إن كَانَ أمرُ الرَّاهِبِ أَحَبَّ إليكَ مِن
أمرِ السَّاحِرِ فَاقتُل هذه الدّابَّة حَتَّى يَمضِي النَّاسُ، فَرَمَاهَا
فَقَتَلَها ومَضَى النَّاسُ، فَأتَى الرَّاهبَ فَأَخبَرَهُ. فَقَالَ لَهُ
الرَّاهبُ: أَي بُنَيَّ أَنتَ اليومَ أفضَل منِّي قَد بَلَغَ مِن أَمرِكَ
مَا أَرَى، وَإنَّكَ سَتُبْتَلَى، فَإن ابتُلِيتَ فَلاَ تَدُلَّ عَلَيَّ؛
وَكانَ الغُلامُ يُبرِىءُ الأكمَهَ وَالأَبرصَ، ويُداوي النَّاس من سَائِرِ
الأَدوَاء، فَسَمِعَ جَليس لِلملِكِ كَانَ قَد عَمِيَ، فأتاه بَهَدَايا
كَثيرَة، فَقَالَ: مَا ها هُنَا لَكَ أَجمعُ إن أنتَ شَفَيتَنِي، فقال:
إنّي لا أشْفِي أحَدًا إِنَّمَا يَشفِي اللهُ تَعَالَى، فَإن آمَنتَ بالله
تَعَالَى دَعَوتُ اللهَ فَشفَاكَ، فَآمَنَ بالله تَعَالَى فَشفَاهُ اللهُ
تَعَالَى، فَأَتَى المَلِكَ فَجَلسَ إليهِ كَما كَانَ يَجلِسُ، فَقَالَ
لَهُ المَلِكُ: مَن رَدّ عليكَ بَصَرَكَ؟ قَالَ: رَبِّي، قَالَ: وَلَكَ رَب
غَيري؟ قَالَ: رَبِّي وَرَبُّكَ اللهُ، فَأَخَذَهُ فَلَم يَزَل يُعَذِّبُهُ
حَتَّى دَلَّ عَلَى الغُلامِ، فَجيء بالغُلاَمِ، فَقَالَ لَهُ المَلِك: أيْ
بُنَيَّ، قد بَلَغَ مِن سِحرِك مَا تُبْرىء الأكمَهَ وَالأَبْرَصَ وتَفعل
وتَفعل؟! فَقَالَ: إنِّي لا أَشفي أحَدًا، إِنَّمَا يَشفِي الله تَعَالَى.
فَأَخَذَهُ فَلَم يَزَل يُعَذِّبُهُ حَتَّى دَلَّ عَلَى الرَّاهبِ؛ فَجِيء
بالرَّاهبِ فَقيلَ لَهُ: ارجِع عن دينكَ، فَأَبى، فَدَعَا بِالمنشَار
فَوُضِعَ المِنشارُ في مَفْرق رأسه، فَشَقَّهُ حَتَّى وَقَعَ شِقَّاهُ،
ثُمَّ جِيءَ بِجَليسِ المَلِكِ فقيل لَهُ: ارجِع عن دِينِك، فَأَبَى،
فَوضِعَ المِنشَارُ في مَفْرِق رَأسِه، فَشَقَّهُ بِهِ حَتَّى وَقَعَ
شِقَّاهُ، ثُمَّ جِيءَ بالغُلاَمِ فقيلَ لَهُ: ارجِع عَن دِينكَ، فَأَبَى،
فَدَفَعَهُ إِلَى نَفَر مِن أصحَابه، فَقَالَ: اذهبوا بِه إِلى جَبَلِ
كَذَا وَكَذَا فَاصعَدُوا بِهِ الجَبَل، فَإِذَا بَلَغتُم ذِرْوَتَهُ فَإِن
رَجَعَ عَن دِينِهِ وَإلاَّ فَاطرَحُوهُ. فَذَهَبُوا بِهِ فَصَعِدُوا بِهِ
الجَبَلَ، فَقَالَ: اللَّهُمَّ أكْفنيهم بِمَا شِئْتَ، فَرَجَفَ بهِمُ
الجَبلُ فَسَقَطُوا، وَجاءَ يَمشي إِلَى المَلِكِ، فَقَالَ لَهُ المَلِكُ:
مَا فَعَلَ أصْحَابُكَ؟ فَقَالَ: كَفَانِيهمُ الله تَعَالَى، فَدَفَعَهُ
إِلَى نَفَر مِن أَصحَابِه فَقَالَ: اذهَبُوا بِهِ فاحمِلُوهُ في قُرْقُورٍ
وتَوَسَّطُوا بِهِ البَحر، فَإن رَجعَ عَن دِينِه وإِلاَّ فَاقْذِفُوه.
فَذَهَبُوا بِهِ، فَقَالَ: اللَّهُمَّ اكْفِنيهم بمَا شِئتَ، فانكَفَأَت
بِهمُ السَّفينةُ فَغَرِقُوا، وَجَاء يمشي إِلَى المَلِكِ. فقال له الملِك:
ما فعلَ أصحابك؟ فَقَالَ: كَفَانيهمُ الله تَعَالَى. فَقَالَ لِلمَلِكِ:
إنَّكَ لست بقاتلي حتى تفعل ما آمُرُكَ به. قَالَ: ما هو؟ قَالَ: تجمع
الناس في صعيد واحد وتَصْلبني على جِذع، ثم خُذ سهمًا من كِنَانَتي، ثم
ضَعِ السهم في كَبدِ القوس ثم قل: بسم الله رب الغلام، ثم ارْمِني، فإنَّكَ
إِذَا فَعَلت ذلك قَتَلتَني، فَجَمَعَ النَّاسَ في صَعيد واحد، وَصَلَبَهُ
عَلَى جِذْع، ثُمَّ أَخَذَ سَهْمًا من كِنَانَتِهِ، ثم وضع السهم في كَبِدِ
القوس، ثم قَالَ: بسم الله رب الغلام، ثم رَمَاهُ فَوقَعَ في صُدْغِهِ،
فَوَضَعَ يَدَهُ في صُدْغِهِ فمات، فقال الناس: آمَنَّا بِرَبِّ الغُلامِ،
فأتي المَلِكُ فقيلَ لَهُ: أَرَأَيْتَ مَا كنت تَحْذَرُ قَد والله نَزَلَ
بكَ حَذَرُكَ، قد آمَنَ الناس. فأَمَرَ بِالأُخْدُودِ بأفْواهِ السِّكَكِ
فَخُدَّتْ وأُضْرِمَ فيها النِّيرانُ وقال: من لم يَرْجِع عن دينه فأقحموه
فيها، أو قيلَ لَهُ: اقتَحِم فَفَعَلُوا حَتَّى جَاءت امرأة ومعَها صَبيٌّ
لها، فتَقَاعَسَت أن تَقَع فيها، فقال لها الغُلام: يا أمه اصبِري فإنَّكِ
َعلى الحقِّ».
Ṣuhayb ibn Sinân Ar-Rûmî (qu’Allah
l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a
dit : « Parmi ceux qui vous ont précédés, il y avait un roi qui avait un
sorcier auprès de lui. Devenu vieux, le sorcier a dit au roi : « Voilà
que j’ai vieilli, envoie-moi donc un garçon à qui j’enseignerai la
sorcellerie ! » Il lui envoya donc un garçon pour qu’il soit son élève.
Lorsqu’il se rendait chez le sorcier, le garçon empruntait un chemin sur
lequel se trouvait un moine et auprès duquel il s’asseyait pour écouter
ses paroles, qui l’enchantèrent. A chaque fois qu’il se rendait chez le
sorcier, il passait chez le moine et s’asseyait avec lui et lorsqu’il
arrivait chez le sorcier, celui-ci le frappait. Un jour, il s’est plaint
de cela au moine qui lui a alors dit : « Si tu redoutes le sorcier,
alors dis : « Ma famille m’a retenu ! » Et si tu redoutes ta famille,
alors dis : « Le sorcier m’a retenu ! » Un jour, comme à son habitude
[où il se rendait chez le sorcier], il rencontra une bête immense et
imposante qui retenait les gens. Il s’est alors dit en lui-même : «
Aujourd’hui, je saurai qui est le meilleur entre le sorcier et le moine.
Il prit une pierre et dit : « Ô Allah ! Si tu préfères la voie du moine
à celle du sorcier, alors tue cette bête, pour que les gens puissent
continuer leur route ! » Il jeta la pierre et tua la bête et les gens
purent alors continuer leur route. Il alla en informer le moine qui lui
dit : « Eh bien, mon fils ! Désormais, tu es meilleur que moi ! Je
constate que tu as atteint un haut niveau ! Assurément, tu vas être
éprouvé ! Toutefois, si on t’éprouve, alors ne me dénonce pas ! » C’est
ainsi que le garçon guérissait l’aveugle et le lépreux de même qu’il
soignait les gens contre tous les maux. L’un des proches du roi entendit
parler de lui. Devenu aveugle, il alla à sa rencontre avec de nombreux
présents et lui dit : « Si tu me guéris, alors tout ceci est pour toi !
» Mais, il répondit : « Je ne guéris personne, mais c’est Allah [Seul]
qui guérit. Si tu crois en Allah, je L’invoquerai et Il te guérira ! »
L’homme crut en Allah et Allah le guérit. Il se rendit alors auprès du
roi et s’assit auprès de lui comme il en avait l'habitude. Le roi lui
demanda : « Qui t’a rendu la vue ? » Il répondit : « Mon Seigneur ! ».
Il lui demanda : « As-tu un Seigneur autre que moi ? » Il répliqua : «
Mon Seigneur et ton Seigneur n’est autre qu’Allah ! » Alors, il le prit
et le tortura au point où il dénonça le garçon. On fit amener le garçon
à qui le roi dit : « Eh bien, mon fils ! Tu as atteint un tel niveau de
sorcellerie que tu guéris l’aveugle et le lépreux, tu fais ceci et cela…
» Il rétorqua : « Je ne guéris personne, mais c’est Allah [Seul] qui
guérit ! » Alors, il le prit et le tortura au point où il dénonça le
moine. On ordonna alors à celui-ci : « Délaisse ta religion ! » Mais, il
refusa, alors on amena une scie, que l’on plaça sur le milieu de sa tête
et on le scia jusqu’à ce qu’il tombe en deux morceaux. Puis, on fit
amener le compagnon du roi et on lui dit : « Délaisse ta religion ! »
Celui-ci refusa aussi, alors on posa une scie sur le milieu de sa tête
et on le scia jusqu’à ce qu’il tombe lui aussi en deux morceaux. Puis,
on fit amener le garçon et on lui dit : « Délaisse ta religion ! » Mais,
il refusa. Alors, le roi le confia à certains de ses subordonnés et
ordonna : « Emmenez-le jusqu’à telle montagne et là conduisez-le
jusqu’au sommet. S’il refuse [lui aussi] de délaisser sa religion, alors
jetez-le ! » Ils le conduisirent alors jusqu’au sommet de la montagne.
Là, il invoqua : « Ô Allah ! Débarrasse-moi d’eux comme Tu le souhaites
! » Alors, la montagne se mit à trembler et ils tombèrent. Il revint en
marchant à la rencontre du roi qui lui demanda : « Qu’est-il donc advenu
de ceux qui étaient avec toi ? » Il répondit : « Allah, Gloire et Pureté
à Lui, m’en a débarrassé ! » Il le confia alors à d’autres parmi ses
subordonnés et leur ordonna : « Embarquez-le sur un navire jusqu’au beau
milieu de la mer et s’il refuse encore de délaisser sa religion, alors
jetez-le ! » Lorsqu’ils l’emmenèrent, il invoqua encore : « Ô Allah !
Débarrasse-moi d’eux comme Tu le souhaites ! » Alors, le navire tangua
jusqu’à les faire tomber et ils se noyèrent. Il revint [une fois de
plus] en marchant à la rencontre du roi qui lui demanda [de nouveau] : «
Qu’est-il advenu de ceux qui étaient avec toi ? » Il répondit : « Allah
m’en a débarrassé ! » Alors, il s’adressa au roi en lui disant : « Tu ne
pourras jamais me tuer, à moins que tu fasses ce que je t’ordonne ! » Il
demanda : « Quoi donc ? » Il lui a dit : « Réunis tout le monde dans une
même place et attache-moi à un tronc d’arbre. Ensuite, prends une flèche
dans mon carquois, place-la dans l’arc et, avant de me tirer dessus, dis
: « Au nom d’Allah ! Le Seigneur du garçon ! » Si tu agis de la sorte,
alors tu me tueras ! » Il regroupa donc les gens dans une même place, il
attacha le garçon à un tronc d’arbre, il prit une flèche dans son
carquois, la plaça dans l’arc et, avant de tirer, il dit : « Au nom
d’Allah ! Le Seigneur du garçon ! ». La flèche toucha le garçon à la
tempe, il posa sa main sur sa tempe et mourut. Alors, les gens se mirent
à dire : « Nous croyons en Allah, le Seigneur du garçon ! » Le roi
s’avança et on lui fit remarquer : « Vois-tu ce que tu redoutais ? Par
Allah ! Ce que tu redoutais est en train de t’arriver ! Les gens ont la
foi ! » Alors, il ordonna que l’on creuse des fossés au bord des
chemins. Après les avoir creusés, on y alluma le feu et il ordonna : «
Celui qui ne délaisse pas sa religion, alors jetez-le dedans ! » Ou il a
dit : « Brûlez-les ! » Ils s’exécutèrent jusqu’à ce qu’une femme
s’avança avec son enfant. Elle hésita un instant, de peur de tomber dans
le feu, lorsque son enfant lui a dit : « Ô ma douce mère ! Patiente !
Car, certes tu es sur la vérité ! »
Hadith Explanation بيان الحديث
هذا الحديث فيه قصة عجيبة: وهي أن رجلاً
من الملوك فيمن سبق كان عنده ساحر اتخذه الملك مستشارًا؛ من أجل أن يستخدمه
في مصالحه ولو على حساب الدين؛ لأن هذا الملك لا يهتم إلا بما فيه مصلحته،
وهو ملك مستبد قد عبَّد الناس لنفسه.
هذا
الساحر لما كبُر قال للملك: إني قد كبرت فابعث إلى غلاما أعلمه السحر.
واختار
الغلام ؛ لأن الغلام أقبل للتعليم؛ ولأن التعليم للغلام الشاب هو الذي
يبقي، ولا ينسى.
ولكن الله
تعالى قد أراد بهذا الغلام خيراً.
مرَّ هذا
الغلام يوماً من الأيام براهب، فسمع منه فأعجبه كلامه؛ لأن هذا الراهب-
يعني العابد- عابد لله عز وجل، لا يتكلم إلا بالخير، وقد يكون راهباً
عالماً لكن تغلب عليه العبادة فسمي بما يغلب عليه من الرهبانية، فصار هذا
الغلام إذا خرج من أهله جلس عند الراهب فتأخَّر على الساحر، فجعل الساحر
يضربه، لماذا تتأخر؟ فشكا الغلام إلى الراهب وطلب أمرًا يتخلص به، قال: إذا
ذهبت إلى الساحر وخشيت أن يعاقبك فقل: أخرني أهلي. وإذا ذهبت لأهلك وسألوك
فقل: إن الساحر أخَّرني؛ حتى تنجو من هذا ومن هذا.
وكان
الراهب -والله أعلم- أمره بذلك -مع أنه كذب- لعله رأى أن المصلحة في هذا
تزيد على مفسدة الكذب، أو قصد التورية، والحبس المعنوي، ففعل، فصار الغلام
يأتي إلى الراهب ويسمع منه، ثم يذهب إلى الساحر، فإذا أراد أن يعاقبه على
تأخره قال: إن أهلي أخَّروني، وإذا رجع إلى أهله وتأخر عند الراهب قال:
إنَّ الساحر أخَّرني.
فمرَّ ذات
يوم حيوان عظيم، وهو أسد، قد حبس الناس عن التجاوز، فلا يستطيعون أن
يتجاوزوه، فأراد هذا الغلام أن يختبر: هل الراهب خير له أم الساحر، فأخذ
حجراً، ودعا الله سبحانه وتعالى إن كان أمر الراهب خير له أن يقتل هذا
الحجر الدابة، فرمى بالحجر، فقتل الدابة، فمشى الناس.
فعرف
الغلام أن أمر الراهب خير من أمر الساحر، فأخبر الراهب بما جرى فقال له
الراهب: أنت اليوم خير مني، قد بلغ من أمرك ما أرى وإنك ستبتلي فإن ابتليت
فلا تدل علي.
وكان
الغلام يبرئ الأكمه والأبرص، ويداوي الناس من سائر الأدواء. فسمع جليس
للملك كان قد أصابه العمى، فأتاه بهدايا كثيرة فقال: ما هاهنا لك أجمع إن
أنت شفيتني فقال: إني لا أشفي أحداً، إنما يشفي الله تعالى، فإن آمنت بالله
دعوتُ الله فشفاك، فآمن بالله
تعالى فشفاه الله، ثم جئ بالرجل الأعمى الذي كان جليساً عند الملك وآمن
بالله، وكفر بالملك، فدعي أن يرجع عن دينه فأبى، وهذا يدل على أن الإنسان
عليه أن يصبر.
فجيء
بالراهب فقيل له: ارجع عن دينك فأبى فدعا بالمنشار فوضع المنشار في مفرق
رأسه فشقه به حتى وقع شقاه، ثم جيء بالغلام فقيل له: ارجع عن دينك فأبى،
فدفعه إلى نفر من أصحابه فقال: اذهبوا به إلى جبل كذا وكذا فاصعدوا به
الجبل، فإذا بلغتم أعلاه فإن
رجع عن دينه وإلا فاطرحوه فذهبوا به فصعدوا به الجبل، فقال: اللهم اكفينهم
بما شئت، فاهتز بهم الجبل فسقطوا، وجاء يمشي إلى الملك فقال له الملك: ما
فعل بك بأصحابك؟ فقال: كفانيهم الله تعالى، فدفعه إلى نفر من اصحابه فقال:
اذهبوا به فاحملوه في سفينة وتوسطوا به البحر، فإن رجع عن دينه وإلا
فاقذفوه، فذهبوا به فقال: اللهم اكفينهم بما شئت، فانقلبت بهم السفينة
فغرقوا، وجاء يمشي إلى الملك فقال له الملك: ما فعل بأصحابك؟ فقال: كفانيهم
الله تعالى، فقال للملك: إنك لن تستطيع قتلي حتى تفعل ما آمرك به، قال: ما
هو؟ قال: تجمع الناس في مكان واحد وتصلبني على جذع، ثم خذ سهما من وعائي
الذي أضع فيه السهام، ثم ضع السهم في وسط القوس، ثم قل: بسم الله رب
الغلام، ثم ارمني، فإنك إذا فعلت ذلك قتلتني. فجمع الناس في صعيد واحد،
وصلبه على جذع، ثم أخذ سهمًا من وعائه الذي يضع فيها السهام، ثم وضع السهم
في وسط القوس، ثم قال: بسم الله رب الغلام، ثم رماه فوقع السهم في صدغه،
فوضع يده في صدغه فمات.
فقال
الناس: آمنا برب الغلام، فأتى الملك فقيل له: أرأيت ما كنت تحذر؟ قد والله
نزل بك ما كنت تحذر، قد آمن الناس. فأمر بالأخدود بأبواب الطرق فَشُقَّت،
وأُوقِدَت فيها النيران وقال: من لم يرجع عن دينه فاقحِمُوه فيها، أو قيل
له: اقتحم، ففعلوا، حتى جاءت امرأة ومعها صبي لها، فتأخرت أن تقع فيها رحمة
بصبيها، فقال لها الصبي: يا أماه اصبري فإنك على الحق.
Ce hadith comporte une histoire
étonnante : un roi d’une époque passée avait un sorcier qu’il avait pris
comme conseiller pour qu’il serve ses intérêts, et cela même aux dépens
de la religion. En effet, ce roi ne se souciait que de ses intérêts,
c’était un tyran, qui avait forcé et réduit les gens à lui vouer un
culte. Lorsque le sorcier vieillit, il a dit au roi : « Je suis devenu
vieux, alors envoie-moi un garçon à qui j’enseignerai mon savoir ! »
S’il a choisi un jeune garçon, c’est parce qu’un jeune garçon est plus
apte à apprendre et à ne pas oublier. Mais Allah, Exalté soit-Il,
voulait le bien de ce jeune garçon. Un jour, le garçon passa près d’un
moine. Il écouta ses paroles et fut émerveillé. Cet homme étant un
dévot, il ne disait que du bien. Il est fort possible qu’en plus d’être
un dévot, c’était un savant, mais qu’il fut désigné comme moine pour ses
pratiques cultuelles assidues. A chaque fois qu’il sortait de chez sa
famille, le garçon passait chez le moine et arrivait en retard chez le
sorcier, qui le frappait et le réprimandait. Le garçon se plaignit des
coups au moine, en lui demandant un moyen de s’en débarrasser. Il lui
dit alors : « Lorsque tu te rends chez le sorcier et que tu crains qu’il
te punisse, dis-lui : « C’est ma famille qui m’a retenu ! » Et lorsque
tu vas chez ta famille et qu’ils t’interrogent, alors dis-leur : « C’est
le sorcier qui m’a retenu ! » afin de te mettre à l’abri vis-à-vis des
deux parties ! » Il semble - et Allah sait mieux - que le moine lui a
indiqué cette façon de faire, bien qu’elle relève du mensonge, parce
qu’elle représentait un intérêt plus important que le mal que comporte
le mensonge. Ou alors, il parlait du fait de mentir indirectement, en
employant le verbe retenir au sens figuré. Le garçon suivit donc son
conseil. Il se rendait chez le moine pour écouter ses paroles, puis se
rendait chez le sorcier. Si celui-ci voulait le punir pour son retard,
il disait : « Ma famille m’a retenu ! » Et lorsqu’ il revenait chez sa
famille en retard, il disait : « C’est le sorcier qui m’a retenu ! » Un
jour, il passa devant une énorme bête, un lion, qui empêchait les gens
de passer. Il voulut alors tenter une expérience pour savoir qui des
deux était le meilleur : le sorcier ou le moine ? Il prit une pierre et
demanda à Allah que cette pierre tue le lion si la voie du moine était
meilleure. Il jeta la pierre et tua la bête, si bien que les gens purent
passer de nouveau. Il comprit alors que la voie du moine était la
meilleure et informa ce dernier de ce qui s’était passé. Le moine lui a
dit : « Aujourd’hui, tu es devenu meilleur que moi et tu as atteint un
niveau élevé. Tu vas sûrement être éprouvé et si c’est le cas, ne parle
pas de moi ! » Le garçon guérissait l’aveugle et le lépreux et il
soignait les gens contre tous les maux. L’un des proches du roi entendit
parler de lui. Devenu aveugle, il alla à sa rencontre avec de nombreux
présents et lui dit : « Si tu me guéris, alors tout ceci est pour toi !
» Mais, il lui répondit : « Je ne guéris personne, mais c’est Allah
[Seul] qui guérit. Si tu crois en Allah, je L’invoquerai et Il te
guérira. » L’homme crut en Allah et Allah le guérit. Ensuite, il se
rendit [comme à son habitude] chez le roi auprès duquel il exprima sa
foi en Allah et son incroyance à son égard. Le roi lui ordonna alors de
délaisser sa religion, mais il refusa, ce qui nous apprend qu’il incombe
à l’individu de faire preuve de patience et de résignation. On convoqua
alors le moine, auquel on ordonna : « Délaisse ta religion ! » Et comme
il refusa, on amena une scie, que l’on plaça sur le milieu de sa tête et
on le scia jusqu’à ce qu’il tombe en deux morceaux. Puis, on amena le
garçon et on lui ordonna aussi de délaisser sa religion. Mais, celui-ci
refusa aussi. Alors, le roi le confia à certains de ses subordonnés et
dit : « Emmenez-le jusqu’à telle montagne puis conduisez-le jusqu’au
sommet ; s’il refuse encore de délaisser sa religion, alors jetez-le ! »
Ils le conduisirent alors jusqu’au sommet de la montagne. Là, il implora
: « Ô Allah ! Débarrasse-moi d’eux comme Tu le souhaites ! » La montagne
se mit alors à trembler et ils tombèrent. Il revint en marchant à la
rencontre du roi, qui lui demanda : « Qu’est-il donc advenu de ceux qui
étaient avec toi ? » Il répondit : « Allah m’en a débarrassé. » Il le
confia alors à d’autres parmi ses subordonnés et leur ordonna : «
Embarquez-le sur un navire, jusqu’au beau milieu de la mer et s’il
refuse encore de délaisser sa religion, alors jetez-le ! » Lorsqu’ils
l’emmenèrent, il invoqua : « Ô Allah ! Débarrasse-moi d’eux comme Tu le
souhaites ! » Le navire tangua jusqu’à les faire tomber et ils se
noyèrent. Il revint en marchant à la rencontre du roi, qui lui demanda
de nouveau : « Qu’est-il advenu de ceux qui étaient avec toi ? » Il
répondit encore une fois : « Allah m’en a débarrassé. » Il a alors dit
au roi : « Tu ne pourras jamais me tuer, à moins que tu ne fasses ce que
je t’ordonne ! » Il demanda : « Et quoi donc ? » Il lui dit : « Réunis
tout le monde dans une même place et attache-moi à un tronc d’arbre.
Ensuite, prends une flèche dans mon carquois, place-la dans l’arc et,
avant de me tirer dessus, dis : « Au nom d’Allah ! Le Seigneur du garçon
! » Si tu agis de la sorte, alors tu me tueras. » Il regroupa alors les
gens dans une même place, il attacha le garçon à un tronc d’arbre. Il
prit une flèche de son carquois, la plaça dans l’arc et, avant de tirer,
il dit : « Au nom d’Allah ! Le Seigneur du garçon ! » La flèche le
toucha à la tempe, il posa sa main sur sa tempe et mourut. Alors, les
gens se mirent à dire : « Nous croyons en Allah, le Seigneur du garçon !
» Le roi s’avança et on lui dit : « Vois-tu ce que tu redoutais ? Par
Allah ! Ce que tu redoutais est en train de t’arriver ! Les gens ont la
foi ! » Il ordonna alors que l’on creuse des fossés au bord des chemins.
On les creusa et on y alluma le feu. Ensuite, il a dit : « Celui qui ne
délaisse pas sa religion, alors jetez-le dedans ! » Ou il a dit : «
Brûlez-les ! » Ils s’exécutèrent, jusqu’à ce qu’une femme s'avança avec
son enfant. Elle recula pour ne pas y tomber, par miséricorde envers son
enfant, mais son enfant lui a dit : « Ô ma douce mère ! Patiente ! Car,
certes, tu es sur la vérité ! » |
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তথ্যসূত্র: হাদিস বিশ্বকোষ @ 3303 |
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